New-Zealand, côté sud

On est monté dans le Ferry aux aurores direction l’ile du sud de la Nouvelle-Zélande.

- “Il parait que la traversée est magnifique” m’annonce Manue.

- “Oui mais y a la deuxième mi-temps de la finale de la coupe du monde là” je réponds les yeux rivés sur le plasma du salon du Ferry, confortablement installé dans un des fauteuils. Vive le décalage horaire.

On a ainsi débuté la traversée de 3H, un œil sur l’écran à regarder l’Espagne gagner, l’autre sur les superbes paysages qui défilent à travers les fenêtres. On s’est ensuite entièrement focalisés sur l’île du sud qui se rapprochait.

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A peine arrivés nous traversons la ville de Havelock, ville bien connue pour être la capitale mondiale (s’il vous plait) de la moule à coquille verte, une espèce moule énormissime qu’on ne pouvait pas rater pour le déjeuner…

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La route qui serpente pour rejoindre le côté ouest de l’île est impressionnante, des montagnes de plus en plus belles dans un cadre magnifique.

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On a avalé 700km sur une route faite de virages dans tous les sens, souvent verglacée, et au final on a longé de nuit la côte ouest réputée pour ses panoramas grandioses. Dommage, on était assez déçus mais le temps est compté, on ne peut pas tout faire.

Nous avons quand même atteint le glacier Franz Joseph tard dans l’après midi, et après une courte nuit nous sommes partis jouer avec nos piolets sur la glace : des crevasses à ne plus en finir, des tunnels sous la glace où faut pas être trop claustrophobe, des passages tellement étroits qu’il faut rentrer le ventre et serrer les fesses pour traverser. Par moment on se retrouve quasiment coincés à avancer avec peine entre deux murs de glace de plusieurs mètres de hauts et espacés de quelques centimètres. Le glacier avance de 3-4 mètres par jour et on se dit que si le mur en amont décide subitement de rattraper le mur en aval on sera écrasé aussi facilement qu’une framboise. Mais tout s’est bien passé et on a pu rapporter des photos, plein !

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Le lendemain nous avons passé notre 14 juillet sur la route, toujours direction le sud. On ne fera pas là fête à l’ambassade de France mis on est loin de se laisser abattre. On s’empiffre les yeux avec des lacs où se reflètent les pics enneigés des montagnes et des plages où jouent des dauphins Hector, le plus petit et le plus rare des dauphins, qui fait des sauts de 3m hors de l’eau. On marche sur des terres givrées qui fument sous les premiers rayons de soleil. On photographie de loin un autre glacier, encore plus grand que le Franz Joseph. On roule au milieu de paysages époustouflants et on use nos cartes mémoires à essayer de les capturer, sans que la reproduction numérique n’atteigne jamais la réalité oculaire.

Ici, à l’autre bout du monde, on n’oublie pas nos origines et pour ce 14 juillet on se fait un petit pique-nique digne d’un parisien sur le Champ de Mars : en haut d’une falaise, accompagné par un soleil qui nous réchauffe le dos. Pain (de mie), saucisson (salami), beurre (à l’ail), vin rouge (merlot néo-zélandais 1er prix), et une larme à l’œil.

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L’avantage c’est qu’on n’a pas mal au crâne le lendemain…

Nous avons ainsi atteint Milford Sound, un fjord réputé le plus joli du pays. A l’approche du Fjord, le ciel devient bas, les lacs et les montagnes gigantesques s’enchaînent pour notre plus grand bonheur.

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A Milford Sound, on ne sait pas trop pourquoi, mais c’est envahi de mouches de sables. Alors que bon, c’est plutôt des rochers et la mer. C’est assez pénible les mouches des sables, quand on en a 15 autour de la tête impossible de s’en débarrasser et ça vous pique de partout, ça rentre dans vos yeux, vos narines, votre bouche, … En contre-partie c’est assez drôle voir tout le monde autour de soi mouliner l’air avec ses bras pour se débarrasser des nuisibles.

Donc on était comme ça :

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Nous avons opté pour une croisière et on a pu apprécier la balade au milieu des immenses pics enneigés qui se jettent droit dans le fjord. Des chutes d’eau dévalent les pentes de partout pour remplir la surface du fjord d’eau douce – une couche d’eau de pluie de 5 mètres environ au dessus de 300 mètres d’eau de mer– ce qui donne une couleur sombre particulière à l’eau. Bien que peu large, le fjord est très profond, on navigue au dessus d’un gouffre.

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On a encore pu admirer quelques otaries en train de roupiller dans le froid sur leur rocher, mais pas de dauphins ou de pingouins qui fréquentent pourtant régulièrement les lieux.

Sur la route du retour nous avons pu jouer avec un Kea, la seule espèce de perroquet vivant dans les montagnes, qui doit son nom à son cri. Pas farouche la bête, doit y avoir pas mal de monde qui leur donne à manger.

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Nous avons enfin atteint Queenstown, ville plantée en plein milieu du décors du film “Lord Of The Rings”. Les gens l’appellent “Middle Earth”.

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La route et les lacs immenses à l’approche de la ville

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La ville coincée entre un lac (encore) et les montagnes

Queenstown est une ville qui bouge : ski, saut à l’élastique, cheval, rafting, etc… On a opté pour le cheval et le saut à l’élastique !

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Pour terminer notre séjour ici nous avons fini dans un bar bondé de Queenstown devant une impressionnante démonstration des All Blacks qui ont à nouveau écrasé l’Afrique du sud.

Après une nouvelle journée sur la route nous atteignons Dunedine. On a pu jouer sur la route la plus pentue du monde (source Guiness des Records), admirer la péninsule depuis un panorama qui domine la ville, et surtout effectuer une petite balade à tunnel beach au milieu des moutons. L’endroit doit son nom au tunnel qui a été creusé tout droit dans la falaise par un riche habitant de la ville pour permettre à sa famille d’accéder à la plage en contrebas. C’était super beau, et on est resté jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de soleil..

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Le lendemain, on a démarré par la péninsule d’Otago, le temple de la faune sauvage. On peut en théorie voir des pingouins à yeux jaunes (très rares), des otaries et des albatros (le seul endroit au monde où une colonie réside sur le continent – a priori, ils ne considèrent pas que la Nouvelle-Zélande est une île). On a eu de la chance et on a scoré 2/3, il nous manque les pingouins, très peureux. On a été impressionnés par les albatros et l’envergure de leurs ailes déployées. Je n’ai pas mentionné les nombreux moutons, mais ça va de soi. Même sans la faune, le tour de la péninsule en voiture valait le déplacement à lui tout seul.

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Nous avons atteint Christchurch en fin de journée. Là on s’est essentiellement occupés de préparer la suite de notre voyage en Polynésie Française. Dès demain nous reprenons l’avion pour Auckland puis direction les îles paradisiaques, enfin… on espère…

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